Mû, le Continent Englouti

Le Colonel James Churchward (1852-1936) était un écrivain britannique. Les premiers ouvrages qu’il publia traitaient essentiellement de techniques de pêche, mais il dut se sentir lui-même comme un poisson hors de l’eau puisqu’il bifurqua rapidement vers une autre passion : l’archéologie.

Ses aventures le menèrent jusqu’en Inde, où un rishi (prêtre / sage / dernier détenteur de secrets ancestraux – rayer la mention inutile) lui enseigna l’art de décrypter les anciennes écritures. Après plusieurs années de méditation et d’apprentissage, James décida de partir à la recherche des origines de l’humanité. De l’Égypte à l’Île de Pâques, il recolla les morceaux du grand puzzle de l’histoire du monde pour en venir à une évidence : toutes les pièces étaient reliées à un continent disparu, probablement le berceau de toute civilisation : Mû.

Mû, que l’on appelle également Lémurie, était selon lui le premier lieu d’habitation de l’homme, il y a 50 000 ans de cela. Le continent « s’étendait depuis Hawaï au nord jusqu’aux îles Fidji et à l’Île de Pâques vers le sud. » Là-bas, la science et la culture avaient fait bien davantage de progrès qu’au sein de notre propre civilisation. Sa population culminait à près de 64 millions de « Naacals » qui peuplaient de riches métropoles le long du continent. Certains s’étaient aussi installés en dehors et avaient colonisé des territoires annexes, donnant « accidentellement » naissance aux civilisations maya, babylonienne, égyptienne et indienne, entre autres.

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James Churchward, Carte de Mû, 1927. (Source: Wikipedia)

(Churchward réunit ces cultures ensemble notamment en leur identifiant un dénominateur commun : le symbole du soleil qui apparaissait dans des contrées pourtant distantes. De plus, de nombreuses écritures anciennes évoquaient avec émotion un continent original, unique, et pleuraient son – alerte spoiler – destin funeste).

En effet, bien que la culture des Naacals fût basée sur le respect de toute forme de vie, Mère Nature reprit ses droits sur le continent en une seule nuit. Des secousses sismiques le morcelèrent ; des éruptions volcaniques en voilèrent le ciel derrière une épaisse fumée ; enfin, des raz-de-marée ravagèrent les côtes et engloutirent le territoire mythique.

En quelques heures, Mû, mère-patrie de l’humanité, fut perdue aux flammes et à l’océan.

Les rares survivants qui virent le jour se lever étaient terrifiés. Ils devraient tout recommencer depuis le début. Chasser, cultiver leur terre avec labeur, se cacher des prédateurs du fond de sombres cavernes, et ainsi faire perdurer les restes fragiles d’une civilisation anéantie. L’Âge d’Or (l’un des cinq Âges de l’Humanité décrits par le poète grec Hésiode dans Les Travaux et les Jours), temps de prospérité, d’abondance et de bonheur, avait brusquement été porté à son terme.

Le véritable Jardin d’Éden avait sombré dans les abysses, et avec lui, le mystère entourant les origines de l’humanité fut englouti à jamais.

 


Sources:

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